Seconde jeunesse d'un Combi !
Carrosserie / Tôlerie :

Voici le Combi d'Olivier, un 2 litres de 1977. Bien qu'entretenu, il est profondément marqué par les années. Résultat, pas mal de vice caché !! Ici à l'arrière, ça n'a l'air que superficiel...

 

Idem pour l'avant. Mais il ne faut pas se fier au superficiel, surtout sur ces petites bêtes, et ici on le sait ! Et dès que l'on se penche dessous, ça commence à se voir sérieusement !

 

Alors quand il faut y aller... On commence par ouvrir une grande trappe pour enlver la batterie... Et c'est à ce moment là qu'on découvre les parties intîmes de ce pauvre bus qui sont elles aussi bien entamées. Ce ne sont pas des images courrantes !

 

Voilà une fois nettoyé, on voit beaucoup plus clair et on va pouvoir commencer à reconstituer tout ça ! Le flanc sera découpé jusqu'à ce qu'on retrouve de la tôle saîne en abondance.

 

On commence par changer la tôle qui appartient au compartiment moteur, ici caché par une tôle de protection, ensuite la tôle de support de batterie y est greffée tel qu'à l'origine, et enfin, on peut fermer l'angle du bus, avec une pièce d'origine ajustée au préalable.

   

Bien sûr, avant de refermer, tout à été traité au mieux avec une peinture zinguée, puis pointé gentiment, chaque tôle est soudée tel qu'il l'a été fait à l'origine.

   

Voilà encore un exemple de pièce bien cachée et mal en point... Ici, on l'enlève et on la refait. Innutile de faire les choses à moitié...

 

On finit par ajuster la nouvelle aile arrière, à nouveau une pièce d'origine. Ensuite on traite à nouveau cette partie que l'on ne va plus revoir au moins pendant 20 ans !

 

Ensuite on pointe le tout, très largement d'abord...

 

Et enfin, on ressère gentiement les points afin de ne pas déformer la tôle sous l'action de la chaleur dégagée par le procédé. Ensuite, un léger passage à la meule pour supprimer le trop.

   

Toujours avec le même soucis de respect, tout est perçé, pointé tel que les véhicules ont étés conçus par Wolfsburg... On est bon pour l'arrière, on continue !

 

 

Restauration de la porte latérale :

 

Une porte qui a le bas rongé par la rouille n'est pas forcément morte. La preuve, ça se répare ! On commence par découper proprement sur une face...

 

Jusqu'à en arriver a de la tôle saine, et on ajuste une tôle de réparation toute neuve et enfin, on pointe.

 

On fait de même de l'autre côté, et c'est parfait !

   

Et on finit gentiement, point par point. Ensuite, un léger coup de meule pour affiner, et pour finir, une couche de protection. Les finitions se feront plus tard.

 

 

Pour finir, on remonte la porte pour contrôler que tout se soit bien passé, et qu'elle soit ajustée au poil ! Elle sera bien sûr encore démontée pour la finition et la peinture.

   

En gros, le reste des travaux :

Le côté arrière gauche du combi subit plus ou moins les mêmes réparations qu'à droite.

 

Les supports de crick sont réparrés car il n'était pas nécessaire de les dépointer complètement.

 

Une "léchée" de soudure et c'est de nouveau tout neuf !

 

Le train avant, lui aussi est bien marqué par les kilomètres autant à gauche qu'à droite. Pas grave, on va le réparrer !

 

Premièrement, découper ce qui n'est plus valable, et ensuite souder un morceau bord à bord, meuler, protéger...

   

Idem de l'autre côté, c'est repartis !

 

L'aile avant droite a été changée, les anciens trou des supports de plaque rebouchés.

 

Les bordures sont refaîtes, ici le capot moteur arrière et quelques petits trous de rouille caché par le pare-choc à l'avant...

 

Et pour finir quelques parties de placher par-ci par là, tout ce qui doit l'être, tout est refait ! A ce stade, il serait difficile et stupide de faire les choses à moitié.

   

Préparation finale, et peinture :

On en arrive aux finitions. Ne vous y trompez pas, pour l'ensemble de la carrosserie telle que vous la voyez, moins d'un kilo de mastic a été nécessaire pour couvrir l'ensemble des soudures et imperfections dûes aux réparations.

Ensuite, ponçage intégral, ça représente quelques heures... La préparation dans une restauration reste l'élément le plus important qui soit !

   

... avant de passer à l'isolation des parties à protéger. Nous voilà prêt, peinture...

   

Première couche d'aprêt phosphatant, avant...

 

... Et enfin, il retrouve sa teinte d'origine !

 

Remontage :

Voilà, c'est fini, il ne reste plus que les longues heures de remontage et de finition. On ne va pas détailler chaque étape ici, ça n'est pas utile, mais je vous laisse apprécier le travail.

Première chose, et tel qu'il l'était fait d'usine, c'est un bon traitement anti-rouille dans les moindres recoins et parties sensibles que l'on commence à connaître. Et il est inutile d'être radin sans pour autant le noyer !

 

 

Et voilà, ensuite c'est remontage, ajustage, tout ça dans le plus grand soins pour ne pas ruiner des heures de travail. Aujourd'hui, Olivier roule avec un Combi presque neuf !

               

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