Reconstruction d'une 58 !

Ma restauration commença à l’automne 1993. Après avoir passé dans de nombreuses mains et que plus personne n’avait le courage de continuer ma remise sur la route, on me remets l’adresse d’un petit garage à Crissier, où paraît-il, des miracles avaient lieu.

Après visite d’Alex au lieu où j’attendais justement un miracle, on nous emmena, ma superbe carrosserie et mes cartons qui me servaient de bagages pour pièces détachées, au Garage Populaire. Surprise à l’arrivée, les quelques cartons étaient au nombre de quinze... j’exagère à peine...

Gros travail du patron, qui remonte le moteur, test au banc, et hop dans la voiture. Il s’attaque ensuite à mon électricité, tout est neuf, mais pas au bon endroit, ni de la bonne couleur ( merci le repérage !). Mes flèches ont également retrouvés toute leur vitalité après contrôle des leurs entrailles.

Et bien sûr les trucs classiques tels que feux, phares, système de démarrage. Pour continuer, démontage complet du système de frein (Porsche 356), qui avait été montés de manière telle que rien ne fonctionnait. C’est beau, mais pour obtenir un freinage vraiment optimal, ça fait beaucoup réfléchir ! Nouvelle surprise au contrôle de la géométrie, mon entraxe a une différence de 2,5 cm entre le côté gauche et le droit.

Les bons souvenirs d’une jeunesse assez sportive ! ! ! On me surnommait d’ailleurs « le crabe ». Dernière surprise, en tout cas j’espère, lorsque l’on me remplit d’un peu de précieux breuvage. On s’aperçoit alors que j’ai une féroce soif... C’est vrai que ça fait longtemps que je n’ai rien bu mais tout de même. Grosse frayeur, l’essence suinte entre la poutre centrale et le châssis, canalisation pourrie.

C’est vraiment pas le moment de jouer avec le feu ! Et hop, on démonte encore. Nettoyage, remplacement de la conduite les « pieds dans l’eau » , la poutre est remplie à raz bord, et à nouveau essais. Ouf tout va bien, pour la peur et la postérité, ça mérite une photo ! Le grand moment est là, démarrage au quart de tour enfin je respire après 6 ans !

Mon instrumentation se réveille, quel bonheur ! Il ne manque plus qu'une bonne chanson des Beach Boys ! Quel bonheur sous le soleil de Crissier !

Pour une pauvre voiture qui ne pouvait pas contenir les cartons remplis de ses propres pièces, j'ai vraiment l'air d'avoir repris des forces, non ?

Me voilà à nouveau prête à entamer le bitume, après déjà une longue vie, à nouveau sur le départ avec mon « Original Look » made In Western Germany !

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